déficience motrice

 Déficience motrice

Pour ce cours, il nous a été demandé de lire un texte, de répondre à des questions sur la déficience motrice et de se positionner en tant qu'orthopédagogue.

Réponse aux questions

La scolarisation :

1       Quelles sont les difficultés qu’une personne déficiente motrice peut rencontrer au niveau scolaire ?

Les déficiences motrices peuvent prendre plusieurs formes, et se manifester par des problèmes différents qui nuisent à l’apprentissage scolaire, voire à l’accès à celui-ci.

D’abord, il peut s’agir des déplacements : vers l’établissement scolaire et lors du départ, mais aussi en son sein. Se rendre de classe en classe peut être particulièrement difficile, voire impossible, par exemple, à cause de la disposition des locaux, de la distance qui les sépare, de la présence d’escaliers, etc. Les lieux communs, comme la cantine, la salle de sport ou les toilettes ne sont pas toujours accessibles et doivent être aménagés en priorité.

Ensuite, lors de l’apprentissage, les déficiences motrices peuvent poser problème. L’habileté gestuelle est affectée, et particulièrement les mouvements fins et précis : jeux de construction (cubes, Lego), puzzles, bricolages (découpes, collages, assemblages), utilisation d’outils mathématiques (notamment en géométrie, et lors de la réalisation de schémas).

Les troubles visuo-spatiaux impactent la capacité à retrouver des informations dans un texte, sur une carte, dans un schéma, etc., et l’enfant peut se perdre dans le flux d’informations. Il est beaucoup plus lent que la moyenne lors des tâches visuelles, en mathématiques aussi, et peut ne pas être capable de répondre aux questions.

Les enfants ayant par exemple subi une lésion cérébrale peuvent avoir des difficultés  pour organiser leur travail. Ils ont du mal lors des tâches complexes comprenant plusieurs éléments, lorsqu’il s’agit d’en tenir compte simultanément, et de les coordonner en étant méthodique. De plus, ils peuvent avoir des déficits de l’attention et de la mémoire.

Peuvent également poser problème la lecture et l’écriture. Vis-à-vis de la lecture, bien que l’enfant puisse être performant avec des techniques adaptées, elle peut être relativement laborieuse à cause d’un déchiffrage plus compliqué (confondre des lettres similaires, se perdre dans le texte, sauter des mots ou des lignes, lire les sons complexes, etc.)

Quant à l’écriture, plusieurs déficiences peuvent poser problème. D’abord, à cause des difficultés motrices : motricité fine insuffisante, difficultés dans la coordination des muscles, mouvements parasites, faiblesse musculaire ou posture du corps inadéquate. Ensuite, à cause des difficultés perceptives : champ visuel diminué, troubles du regard (e.g. dyspraxie).

Les tâches de calcul et de numérotation sont un dernier problème possible : dénombrement d’éléments d’un ensemble simple ou complexe ; appréhension des nombres et des quantités ; coordination des opérations ; lecture des mots-nombres et incompréhension du concept de nombre ; manipulation des opérations et des tableaux.

 

2       Les personnes atteintes d’une déficience motrice ont-elles accès aux études de leur choix ?

Du fait des différentes formes que peuvent revêtir les difficultés liées aux déficiences motrices, l’accès à certaines études peut être un peu plus ardu pour les enfants qui en souffrent. Il est évident que sans aménagement des locaux et de la matière de cours, certaines matières peuvent être inaccessibles pour certains enfants, limitant dans la foulée les domaines d’études qui lui seront abordables.

Cela ne signifie pas que ces enfants sont moins intelligents, ou moins capables que la moyenne, mais sans aménager le cours, ou du moins, la manière dont il est enseigné, ils pourraient peiner à suivre les études qu’ils convoitent. Il est donc absolument essentiel de pouvoir faire preuve de flexibilité en tant qu’enseignant, afin d'offrir à chaque élève les mêmes opportunités d’avenir, quelles que soient ses difficultés.

 

3       Quelles adaptations aux besoins spécifiques des personnes déficientes motrices peuvent être mises en place ?

Pour chaque obstacle à l’apprentissage lié à une déficience motrice, il existe des aménagements permettant de faciliter la vie de l’enfant, et de maximiser ses aptitudes.

Pour le transport, il y a 3 aménagements possibles : les transports collectifs à privilégier si possible ; les véhicules aménagés, individuellement ou collectivement ; le transport par les parents, avec une aide, pour assurer un transport fiable et régulier, en minimisant la fatigue de l’enfant.

Dans la classe, plusieurs solutions s’imposent pour installer l’enfant adéquatement. D’abord, il doit pouvoir être face au tableau, ne pas être isolé des autres élèves, et pouvoir facilement appeler l’enseignant en cas de besoin. Il doit pouvoir collaborer avec ses camarades pendant les travaux de groupe, et avoir accès à du matériel adéquat, comme des chaises et des tables adaptées, du matériel scolaire ergonomique, ou du matériel informatique, suivant les conseils d’un.e ergothérapeute. Par ailleurs, le temps de travail peut, et doit, aussi être aménagé au cas par cas, de façon ponctuelle ou permanente : en effet, l’enfant peut être susceptible de réaliser des tâches plus lentement, ou de ne pas pouvoir être présent en raison de soucis médicaux. De ce fait, les cours peuvent se faire à distance, par correspondance, ou bien être étendus dans le temps par le biais d’un emploi du temps aménagé.

L’évaluation de l’élève doit aussi être repensée. Ainsi, il incombe à l’enseignant d’encourager l’élève souffrant de handicap, car il est susceptible de ne pas avoir confiance en lui-même, tout en veillant à ne pas être trop bienveillant pour ne pas le surestimer, et risquer la déception personnelle en cas d’échec le cas échéant. De même, la législation prévoit d’aménager les examens pour les enfants reconnus handicapés physiques par une autorité, et moyennant un certificat.

Pour les problèmes liés à la dextérité, des outils modifiés s’avèrent utiles. L’informatique est aussi une solution de choix pour les productions graphiques : les logiciels permettent une meilleure appréhension de la géométrie, notamment, et comblent certaines lacunes perceptives. Si certaines tâches sont problématiques, l’on peut fournir de l’aide à l’enfant, voire l’en dispenser si cette aide est insuffisante.

Adapter les exercices requérant la recherche d’informations dans un texte, une carte, etc. passe par une refonte de la présentation graphique du travail : simplicité, régularité, structure sont les maîtres-mots ; privilégier une mise en page conventionnelle et adapter la typographie. Afin de faciliter la prise de repères, tant dans les textes que les tableaux, l’utilisation de couleurs est judicieuse.

Quant à l’organisation du travail, on peut privilégier la démarche personnelle, en épaulant l’élève, et en l’aidant à trouver la méthode qui fonctionne pour lui, au cas par cas. Il faut l’aider à analyser sa procédure pour qu’il en comble les failles. On peut par ailleurs l’aider davantage en divisant une tâche en sous-tâches plus simples, mais aussi en lui proposant de gérer avec lui ses cahiers, classeurs, etc. Pour les enfants souffrant de troubles de l’attention, il faut veiller à maintenir leur attention sur la tâche à réaliser (ou ses éléments constitutifs), et à fournir suffisamment de temps pour ne pas mettre une pression trop intense. Enfin, pour pallier les troubles de la mémoire, il ne faut pas hésiter à rappeler les consignes et les savoirs, à proposer un travail clair et structuré et à employer des images mentales et autres moyens mnémotechniques pour entraîner la mémoire de l’élève.

Ensuite, pour les problèmes liés à la lecture, plusieurs solutions existent, à envisager au cas par cas. On peut commencer par espacer davantage les mots et augmenter la taille des interlignes. De même, on peut penser à augmenter le contraste entre le texte et le fond afin d’améliorer la lisibilité. Celle-ci peut être davantage accrue à l’aide de repères visuels (entourage des mots en tant qu’unités ; codes couleur pour délimiter les lignes). La verbalisation est une autre piste à suivre : décrire visuellement les lettres peut aider à mieux les reconnaître et les distinguer. Des logiciels informatiques existent, qui permettent de renforcer le lien entre l’oral et l’écrit, en proposant une lecture vocale du texte. Pour entraîner l’enfant à décoder le texte, on peut utiliser des caches afin de le faire lire syllabe par syllabe, mot par mot ou ligne par ligne.

En ce qui concerne l’écriture, il est impératif de s’assurer que l’enfant soit dans une posture correcte. Pour ce faire, il faut adapter le matériel à l’enfant : hauteur et forme de la table (plan incliné plutôt qu’horizontal ; plan vertical pour une meilleure visualisation du tracé des lettres p.ex.), hauteur du siège ou utilisation d’un repose-pied ; l'endroit où l’enfant est situé dans la classe est aussi un élément important à considérer. À cet effet, l’ergothérapeute peut s’avérer indispensable, afin de mettre en place une solution optimale. Les supports utilisés doivent suivre : privilégier par exemple les tableaux effaçables, qui facilitent l’essai-erreur. Les feuilles de papier, si elles sont utilisées, doivent être placées de manière à ce que l’enfant puisse visualiser au maximum les informations qui s’y trouvent, puis fixées pour éviter qu’elles bougent accidentellement ; par ailleurs, le support papier doit être adapté, en évitant les quadrillages et les lignes trop fines ou trop serrées, dans lesquelles l’enfant pourrait perdre ses repères. À ce sujet, l’emploi d’un code couleur peut faciliter la prise de repères, en permettant à l’enfant de mieux visualiser le « début » et la « fin » de sa feuille. En outre, il convient, en plus de cela, de fournir à l’enfant des outils qui lui conviennent (crayons, feutres), et de lui permettre d’écrire en script plutôt qu’en cursif (par facilité de mémorisation et de réalisation). Enfin, l’écriture sur clavier est une bonne alternative à l’écriture à la main si cette dernière est trop difficile. Dans tous les cas, limiter la prise de notes, au profit de photocopies ou scans, est judicieux. L’écriture doit alors être réservée à la production personnelle.

Les mathématiques peuvent aussi être adaptées. Les dénombrements peuvent se faire à l’aide d’objets déplaçables que l’enfant manipule à sa guise, assez espacés mais pas trop ; à cela s’ajoute l’enseignement de stratégies de comptage. L’enfant doit rester conscient de son handicap, mais peut se faire aider par ses camarades de classe. En numérotation, des supports visuels permettent à l’enfant de mieux appréhender les nombres et leur sens de lecture, de même qu’accorder de l’importance aux règles des suites numériques, et de la place des chiffres dans un nombre. Pour pallier les problèmes de calcul, il peut être bon de rappeler convenablement les règles de calcul mental et de fournir des calculatrices pour les opérations plus complexes, dont il existe des versions grand cadran.

 

4       Quels appareils peuvent être mis à disposition des personnes déficientes motrices afin de faciliter la lecture des ouvrages dans la bibliothèque d’un établissement scolaire ?

Il existe plusieurs manières de rendre la lecture accessible aux enfants souffrant de déficiences motrices.

Dans le cas où l’enfant serait incapable de tenir un livre en mains trop longtemps, des pupitres ou des lutrins peuvent être mis à leur disposition, pour des questions d’ergonomie et de confort de lecture.

Mais là où le format papier traditionnel est limité par sa taille et sa mise en page, le livre électronique offre des possibilités d’accessibilité non négligeables. Toute la mise en page peut être modifiée instantanément pour correspondre aux besoins individuels de chaque enfant. Ainsi, on peut remanier la mise en page générale du texte en augmentant la taille de la police de caractères et les espaces (entre les mots, entre les lettres) et interlignes. On a souvent le choix entre plusieurs polices, des traditionnelles aux polices adaptées aux problèmes de lecture (e.g. dyslexie) ou de vue (polices à haut contraste). Un autre outil indispensable est la technologie de synthèse vocale, qui, lorsqu’elle est bien intégrée au logiciel, surligne les mots en même temps qu’ils sont lus par la voix de synthèse.

Autrement, les livres audio et les cassettes-livres sont des alternatives viables pour faciliter l’accès à la littérature, dans les cas où la lecture est impossible.

 

5       Les professeurs sont-ils enclins à effectuer les adaptations dans leur manière de donner cours ainsi que dans leur système de cotation ? si oui, lesquels.

Une bonne intégration scolaire d’un enfant déficient moteur ne peut se faire qu’avec la bonne volonté et la flexibilité des enseignants. À cet effet, il est important de pouvoir reconnaître les difficultés individuelles de chaque enfant et de s’adapter au cas par cas ; en effet, comme leurs problèmes sont différents, ce sont des solutions différentes qu’il s’agit de mettre en place. Le professeur doit connaître et maîtriser les différentes méthodes qui existent pour faciliter l’apprentissage des matières potentiellement problématiques pour l’enfant, quelle que soit la matière en question, ou l’année scolaire concernée.

Cela dit, en plus d’adapter la manière d’enseigner la matière, il convient d’adapter également la façon de vérifier la maîtrise des savoirs de l’élève. Il s’agit de faire preuve de bienveillance à leur égard, sans devenir pour autant trop laxiste. Il faut penser à préparer l’enfant convenablement à l’évaluation ; pendant celle-ci, si besoin en est, l’on doit pouvoir accorder du temps supplémentaire, et fournir une aide (humaine ou matérielle). Ces mesures sont d’ailleurs prévues par la législation belge.

Des aménagements sont aussi prévus pour les évaluations d’éducation physique, à condition de prouver son handicap par le biais d’un certificat médical. Ainsi, un projet individuel, adapté à l’enfant, sera établi en concertation avec celui-ci.

 

6       Un service d’aide est-il présent dans les établissements scolaires ?

Un service d’aide doit bien entendu être présent dans l’école, et à même de répondre aux besoins des enfants déficients moteur. L’aide peut être psychologique, matérielle, humaine, etc., et est fournie aussi bien pendant les cours qu’en dehors.

 

7       Quelle aide apporter aux personnes déficientes motrices au niveau scolaire ?

Le personnel doit être formé en conséquence. Il doit être capable de répondre aux besoins des enfants, et leur offrir des conditions d’apprentissage optimales. Les enfants qui éprouvent des difficultés au niveau scolaire doivent être suivis et encadrés ; ils doivent pouvoir jouir d’un accès à des remédiations, par exemple, ou de préparation additionnelle, notamment pour les évaluations. Il est primordial que l’enfant soit écouté et compris, et qu’il se sente soutenu ; le personnel doit pouvoir s’adapter à la situation unique de chaque élève en difficulté.

 

8       Les  réorientations scolaires sont-elles fréquemment nécessaires ?

Bien que les différentes aides et adaptations soient prévues pour que les enfants puissent suivre les études qui leur plaisent, sans faire de différences selon leurs difficultés, il n’est pas exclu qu’il leur soit impossible de poursuivre l'apprentissage de certaines matières en raison d’une déficience trop importante. La réorientation ne devrait être qu’une solution de dernier recours, si toutes les adaptations possibles (tout du moins, réalisables dans l’établissement) ont été essayées sans succès.

 

Au niveau social :

1         Quelles sont les répercussions du handicap moteur sur l’insertion socioprofessionnelle de ces personnes ?

       Il y a encore un long chemin à parcourir avant de rendre tous les lieux publics accessibles aux personnes déficientes moteur. Tous les bâtiments ne sont pas équipés de rampes ou d’ascenseurs, par exemple, ce qui limite fortement l’accès à ceux-ci. De plus, certains emplois sont situés dans des endroits difficilement accessibles, comme dans des zonings relativement isolés.

 

       Outre le côté pratique, les personnes souffrant de handicaps subissent une forme de discrimination à l’embauche, l’une des plus importantes (première cause de discrimination à l’emploi en France). Des mouvements promouvant la discrimination positive ont même vu le jour afin de tenter de remédier à ce problème d’envergure. En effet, partout dans le monde, les personnes déficientes moteur peinent à trouver de l’emploi malgré leurs qualifications, à cause de leur handicap.

 

2         Comment aborder l’annonce du handicap de l’élève déficient moteur ?

       Les enseignants, et l’école en général, se doivent de préparer les autres élèves aux particularités d’un enfant en situation de handicap. Ils doivent être sensibilisés à ses problèmes, et incités à faire preuve de bienveillance envers lui. L’enseignant doit promouvoir un climat de solidarité et faire en sorte que les autres élèves n’hésitent pas à lui venir en aide s’il est en difficulté.

 

3         Comment aider une personne déficiente motrice à s’intégrer correctement dans sa classe ?

       Le professeur doit également veiller à instaurer un climat de tolérance dans la classe. En mettant la lumière sur le handicap, on peut éduquer les autres élèves et leur faire comprendre les enjeux qu’il implique. L’enfant déficient doit pouvoir s’intégrer à la classe sans encombre, et prendre une part active à sa vie sociale.

       Tous les élèves ne seront pas réceptifs et il convient alors de réprimander les comportements discriminatoires qui nuiraient à l’intégration de l’enfant.

 

4         La déficience motrice est-elle un frein pour l’avenir de la personne ? Pourquoi ?

       Ne pas être capable de suivre certaines matières scolaires en raison d’un déficit de l’apprentissage ferme éventuellement des portes et des débouchés d’avenir. Cela peut être décourageant pour l’enfant, voire démotivant. Par ailleurs, fréquenter un établissement qui n’est pas préparé pour gérer ce genre de situation risque d’amener l’enfant à penser que le problème vient de lui-même, et sévèrement impacter sa confiance en lui.

 

5         Quel impact la déficience motrice peut-elle avoir sur la vie sociale de la personne?

       Les discriminations liées au handicap restent malheureusement trop fréquentes. De nombreuses personnes déficientes moteur, ou autres, se retrouvent stigmatisées à cause d’un tabou et d’une mauvaise compréhension de leur situation. Dès lors, leur vie sociale peut être lourdement impactée.

       Cela dit, dans un climat positif et avec un entourage adéquat, il est tout à fait possible de mener une vie sociale satisfaisante et « normale ».

 

6    Comment réagit la famille de la personne déficiente motrice lors de l’annonce du handicap ?

       En dépit des rares cas où la famille prend mal la nouvelle, la plupart du temps, celle-ci se montre ouverte et dévouée à fournir la meilleure vie à l’enfant. 

 

II. Mon avis en tant qu'orthopédagogue

       Personnellement, je pense que toutes ces adaptations sont faisables dans une majorité d'écoles. Certes, cela requiert un budget conséquent notamment pour construire des rampes adaptées, des ascenseurs ou des toilettes adaptées mais je pense surtout que cela demande de l'organisation. Par exemple, il faudrait peut être repenser l'aménagement de la classe ou des couloirs pour permettre à un enfant en chaise de passer. 

       Je pense que l'orthopédagogue, qui n'a pas la capacité de faire attribuer le budget nécessaire à chaque école, aura comme rôle premier de sensibiliser les élèves à la déficience motrice. Cet enfant aura surement besoin de l'aide de ses camarades dans son quotidien et il est important que ceux-ci comprennent ce qui lui arrive, qu'il ne soit pas victime de moqueries. Il faudra également sensibiliser l'équipe éducative et les professeurs au handicap de l'élève. Il est clair que celui-ci aura des difficultés et des limites qu'il faudra comprendre et accepter.

       Enfin, l'orthopédagogue devra aider l'élève à s'intégrer au mieux dans sa classe avec l'aide du professeur. Ce dernier aura un rôle majeur puisqu'il est toujours en classe avec ses élèves. Ils devront donc travailler ensemble avec le reste de l'équipe éducative pour le bien être de l'enfant. La réorientation scolaire ne doit plus être un automatisme mais une solution de dernier recours. L'orthopédagogue est là pour faire évoluer les mentalités et montrer que l'inclusion n'est pas une utopie.




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