Dyspraxie

 La Dyspraxie

 

I. Travail individuel: résumé de la vidéo "Dyspraxie: je suis maladroit, et alors?"

  • Choix de la vidéo
J'ai choisi cette vidéo car je trouvais qu'elle représentait bien les personnes atteintes d'une dyspraxie. Elle montre des enfants et adolescents face à leurs difficultés concrètes et nous permet même un court instant de nous mettre à leur place (CF vécu d'une double tâche). Elle montre également toutes sortes d'exemple de situations qui sont des petits défis pour les personnes dyspraxiques. Elle nous livre également des témoignages sur les conséquences au niveau de la confiance en soi.
Dans ce résumé, je mettrai en gras les mots-clefs qui me semblent importants.
  • Résumé
La dyspraxie n'est pas simplement de la maladresse. Il s'agit d'un véritable trouble de la coordination motrice qui touche 5% des enfants et essentiellement des garçons. Pour ces personnes, la coordination des mouvements demande un gros effort de concentration. Ils sont donc assez lents, peu efficaces dans leurs actions et relativement désorganisés.

Pour comprendre ce qu'est réellement la dyspraxie il faut d'abord aborder la praxie: il s'agit de mouvements complexes et séquencés que le cerveau doit préparer à l'avance (il s'agit donc d'un certain nombre de mouvements successifs comme ceux nécessaires pour lacer sa chaussure.) Ces praxies doivent d'abord être apprises et seront vite automatisées de sorte qu'elles ne demanderont plus un effort conséquent pour les effectuer.
Le problèmes des personnes dyspraxiques est qu'elles ont de la peine à séquencer et donc à organiser cette série de mouvements. En outre, elles ont encore plus de mal à automatiser ces mouvements. Cela a donc un impact conséquent sur leur vie quotidienne.
Cependant, la dyspraxie n'a aucune conséquence sur les capacités cognitives de ces personnes. Il s'agit simplement des mains et des pieds qui "s'embrouillent" lors de la réalisation d'une tâche. Évidemment, cela a des conséquences morales également: ces personnes (surtout les enfants) sont frustrées de ne pas parvenir à agir aussi facilement que tout le monde, elles perdent confiance en elles.
Les premiers signes peuvent être difficiles à repérer: l'enfant a un petit peu de retard, tombe facilement, a du mal à tenir à plat ventre... C'est souvent à l'école maternelle que l'on remarque les difficultés de l'enfant car la majorité des activités en classe nécessitent une coordination motrice importante. 
Pour passer le test, il faut consulter un neuropédiatre qui s'assurera auparavant que l'enfant ne présente aucune déficience intellectuelle ni problème cérébral. Lorsque la dyspraxie est décelée, des aménagements peuvent être mis en place et l'enfant peut être suivi par une ergothérapeute. Elle l'aidera à travailler sa coordination motrice et sa confiance en lui.
Les chercheurs se questionnent encore sur l'origine de la dyspraxie. Ils se demandent s'il n'y a pas une cause génétique. Ils savent en tout cas qu'elle est d'origine neurologique: la programmation, le contrôle et la réalisation d'un geste sont des ordres qui proviennent du cerveau. Il s'agit là de mécanismes complexes qui demandent à plusieurs zones du cerveau de travailler simultanément. Malheureusement, la dyspraxie est incurable mais on peut diminuer les difficultés de l'enfant, notamment en travaillant sur sa perception du corps (par exemple en faisant des exercices à l'aide d'un gilet lesté). Les chercheurs se demandent d'ailleurs si ces enfants n'auraient pas une mauvaise perception de leur corps (ce qui serait l'une des causes de la dyspraxie) Par exemple, nous possédons un 6e sens appelé la proprioception. Il s'agit de l'ensemble des signaux venus des muscles et des articulations que nous percevons lorsque nous bougeons. C'est notamment ce sens que le gilet lesté permet de travailler.
Souvent, les difficultés d'un enfant dyspraxique ne sont pas prises en compte. On associe l'enfant à quelqu'un de fainéant car il peut arriver que celui-ci fuie une activité qui lui parait trop difficile ou qui lui demande trop d'énergie. Il s'agit d'enfants qui ont du mal à rester concentrés aussi longtemps que la moyenne car leur effort est beaucoup plus grands. Ils peuvent donc aussi être perturbateurs. Il est important de reconnaitre l'enfant dans sa difficulté.
Ci-dessous, une liste d'activités ordinaires qui demande beaucoup de concentration à ces élèves: Nouer ses lacets, s'habiller, attraper un ballon, jouer à la corde à sauter, faire un bricolage, couper sa tartine, se laver, fermer sa veste (fermeture éclair/ boutons), découper en rond ou en zigzag, plier une feuille de façon précise, dessiner, éplucher, faire des exercices de géométrie, fabriquer du papier mâché, écrire (soit il se concentre sur le "dessin" de la lettre, soit il se concentre sur l'orthographe), organiser une page, ...
Toutes ces activités sont difficiles pour un enfant dyspraxique car elles nécessitent de réaliser une double tâche cognitive. Ils en effectuent beaucoup plus souvent que nous puisque leurs gestes ne sont pas encore automatisés. Souvent, quand les tâches demandent toutes les 2 une grande concentration, le cerveau en élimine une (c'est le processus de cécité attentionnelle). Ce processus est identique chez tous les individus comme a pu le prouver l'expérience du gorille. Il s'agit d'une vidéo où l'on nous demande de compter combien de passes effectuent les joueurs ayant un T-shirt blanc. Pendant ce temps, un gorille traverse l'image mais nous sommes tellement focalisés sur les passes que nous faisons abstraction du gorille. Le cerveau n'est pas conçu pour réaliser 2 tâches qui demandent beaucoup d'attention en même temps.
Ces enfants ont également des difficultés avec l'organisation et la planification des actions, de façon plus générale, dans la vie quotidienne.
Heureusement, il est possible de leur proposer des petites choses au quotidien pour améliorer leur confort (notamment un ordinateur pour prendre des notes en classe). Au fur et à mesure du temps, ces enfants développent également des stratégies pour contourner leurs difficultés. Ils sont également aidés par des ergothérapeutes, des psychologues et autres spécialistes. Les gestes s'automatisent tout de même sur du long terme, si bien qu'ils sont capables d'avoir une vie presque normale et de pouvoir vivre seuls, avoir un métier, rouler en voiture, ... Cela leur demande cependant beaucoup plus de persévérance.
  • Rôle de l'orthopédagogue
L'orthopédagogue aura comme rôle de mettre en place tous les aménagements nécessaires au bien être et à la réussite de l'enfant. L'école est un lieu qui demande beaucoup d'énergie à l'enfant. L'orthopédagogue devra s'assurer que les professeurs ont bien compris ce qu'était la dyspraxie, éventuellement faire de la sensibilisation pour ne pas que l'enfant ne subisse des remarques et humiliations qui diminuent sa motivation et sa confiance en lui.

II. Travail de groupe: PIA 

(réalisé par Schmatz Lena, Smets Céline et Verelst Hélène)

Pour ce second travail, il nous a été demandé de prendre connaissance du PIA (plan individuel d'apprentissage) d'un élève de Defré, de le critiquer et de recréer un nouveau PIA.
Personnellement, je trouve que le PIA que nous avons reçu était fort incomplet en matière d'aménagements raisonnables. Nous avons donc proposé beaucoup plus d’aménagements. Évidemment, tous ne sont pas forcément nécessaires mais il s'agit ici d'un panel intéressant dans lequel l'élève pourra venir piocher ce dont il a le plus besoin.

 

Problèmes rencontrés

Aménagements envisagés

-        prise de note

-        pouvoir enregistrer le cours avec un dictaphone

-        possibilité d’écrire à l’ordinateur

-        favoriser l’oral lors des examens ou la possibilité d’utiliser un ordnateur

-        fournir des photocopies des notes ou documents ordi, à l’avance pour permettre d’utiliser une lecture vocale des notes

-        calculer

-        utiliser une calculatrice même durant les cours de math

-        prend plus de temps dans la lecture des consignes/textes

-        Typographie claire, pas trop petite et texte aéré, plus grandes interlignes,

-        Proposer la même mise en page, simple et sans fioritures

-        Oraliser au maximum

-        Utiliser une latte de lecture dite "latte pour dyslexique".

-        séquencer les consignes (1 exercice/ consigne à la fois et 1 par page…)

-        permettre d’utiliser un programme de lecture vocale (ordi et documents de cours / examens par document sur ordi)

-        problème de structurer une feuille

voir au-dessus

-        rectos uniquement

-        numéroter les feuilles

-        difficulté de compréhension

-        Montrer des exemples, modèles (lors de bricolages par ex), à différentes étapes de la réalisation  pour permettre de se faire une image mentale

-        séquencer les objectifs

-        le faire verbaliser à l’oral

-        casque anti-bruit pour une meilleure concentration lors de lectures individuelles ou donner les textes en document sur ordi pour permettre d’utiliser des lectures vocales pas ordi (avec écouteurs)

-        s’orienter dans l’espace / se déplacer

-        visite préalable des lieux

-        patch sur les habits pour différencier la gauche et la droite

-        feuilles quadrillées/lignées

-        n’avoir cours qu'au rez-de-chaussée afin d’éviter de devoir emprunter les escaliers

-        adaptation pour les cours de psychomotricité

-        ne pas le forcer, éviter qu’il le vive comme une humiliation

-        discussion préalable avec l’étudiant pour comprendre ce qu’il sait / ne sait pas faire afin d’adapter le cours

-        difficulté de mémorisation

-        mémos vocaux, pictogrammes ou court message écrit

-        Tenir à jour un agenda personnalisé (électronique? visuel? oral?)

-        privilégier un local unique (pas de changement à chaque heure de cours)

-        Faire plusieurs pauses sur l’heure de cours (Par exemple 2 pauses de 5 minutes au lieu d’1 de 10 minutes?)

-         Les professeurs inscrivent au tableau une info importante +++ (info sur les examens par exemple)

-        permettre d’enregistrer en audio les cours

-        difficulté de manipulation

-        matériel d’écriture ergonomique ou pas de matériel scripteur du tout -> ordi

-        habillement avec des élastiques ou des velcros

-        stickers dans les chaussures pour distinguer la gauche de la droite

-        couverts plus ergonomiques pour les repas

-        brosse à dents électrique plutôt que “normale”

-        Examens

-        soit pouvoir faire les examens sur un ordinateur et pas sur un support de type “papier - crayon”soit permettre d’être en examen dans une salle à part avec un système de dictée vocale (avec ordinateur ou une personne assistante de l’étudiant) et de lecture vocale des consignes

-        si pas possible d’avoir ordi -> séquencer les consignes et ne mentionner qu'une consigne par page

-        pouvoir choisir de passer son examen à l’écrit ou à l’oral.

Planification

-        tableau récapitulatif de la journée / des tâches à faire en utilisant des images / pictogrammes

-        plan de la semaine (activités extra scolaires par exemple)

-        agenda électronique avec rappels pour tâche scolaire (examens, travaux à rendre, lieu des cours, etc.)

-        carnets pour étapes de tâche (par ex brossage de dents) chaque page = 1 étape , carnet toujours à l’endroit adéquat mais transportable

 

 

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