Intelligence en questions

 Intelligence en questions


I. Réflexion individuelle

Personnellement, j'ai trouvé que la vidéo "Les pouvoirs du cerveau: notre intelligence dévoilée" et le cours se complétaient très bien dans les différentes informations données. La vidéo parcourait dans les grandes lignes les différents questionnements qu'avaient eu les scientifiques sur l'intelligence et le cours développait d'avantage le dernier point: le fait que l'intelligence ne serait pas une échelle unique qui ne pourrait qu'évoluer vers le haut mais bien plusieurs chemins: Les 8 types d'intelligences.

Forcément en tant qu'institutrice maternelle, cela a fait écho à mon parcours car j'ai dû notamment travailler avec les octofuns en stage. Je trouve cet outil formidable car il permet à chaque enfant de travailler quelque chose tout en étant conscient de ce qu'il apprend. C'est aussi quelque chose de très motivant notamment grâce aux personnages qui représentent tous un type d'intelligence. On sait que les enfants ont besoin de personnages mignons, affectueux auxquels s'identifier et que cela les motive grandement. 

Ce cours m'a aussi permis de connaitre de nouveaux outils d'évaluation: les WISC-V avec ses indices de compréhension verbale,  d'aptitudes visuo-spatiales, de traitement fluide, de mémoire de travail et de vitesse de traitement. Cela me permettra, en tant qu'orthopédagogue, de pouvoir éventuellement déceler les enfants qui auraient plus de difficultés dans un domaine puisque chaque indice est détaillé et propose une activité en lien que je pourrais donner à faire à l'enfant.

Ce cours m'a aussi permis d'apprendre exactement ce qui était calculé et comment fonctionnait le test de Q.I. car on en entend beaucoup parler sans jamais en connaitre exactement les tenant et les aboutissant.

 

II. Résumé de la vidéo "Les pouvoirs du cerveau: Notre intelligence dévoilée"

L'intelligence c'est "faire le lien". Pour la comprendre, il faut la fractionner en différentes facettes. Pour mesurer l'intelligence, il y a eu plusieurs façons de procéder. 

D'abord, on a cherché à mesurer la vitesse à laquelle le cerveau réagit. La conclusion a rapidement été que nous sommes moins rapides que nos ancêtres. Selon les recherches, nous mettrions 50 millisecondes de plus que nos arrières grand-parents pour traiter une information simple (ce qui peut paraitre très peu mais, lorsqu'on se rend compte du nombre d'informations que nous traitons par jour, cela devient un nombre beaucoup plus conséquent). 
Les chercheurs ont étudié le lien entre la forme et la taille du cerveau avec l'intelligence. Ils ont remarqué qu'un cerveau préhistorique était, la plupart du temps mais pas toujours, plus petit et de taille différente que la nôtre. Ils sont donc arrivés à la conclusion qu'il y a un lien évident entre la taille du cerveau et la complexité des comportements. D'ailleurs, on remarque que les animaux considérés comme intelligents (notamment certains cétacés comme les dauphins) ont de grands cerveaux et donc beaucoup de neurones et cela nous rappelle les cerveaux des primates.
On remarque également que le cerveau des humains a crû pendant 2 millions d'années pour arriver à sa taille maximale il y a 15 000 ans environ mais que depuis, la taille de notre cerveau aurait diminué. Serions-nous donc moins intelligents que nos ancêtres? Les homosapiens étaient intelligents pour leurs temps et pour résoudre leurs problèmes mais mettez-en un dans une banque et, bien qu'il ait un cerveau plus grand, il sera perdu... donc cette théorie sur la corrélation entre la taille du cerveau et l'intelligence a été grandement remise en question.

Au début du XXe sciècle, Alfred Binet décide d'inventer un outil qui permettra d'évaluer l'intelligence sur base de critères objectifs et scientifiques en faisant passer un test aux personnes concernées. Les diagnostics des psychiatres de l'époque pour juger de la déficience intellectuelle n'étaient pas très fiables. Le test créé par Alfred Binet se nomme le Q.I. Il s'agit du 1er test d'intelligence en âge mental. Binet a d'abord étudié les capacités des enfants pour chaque âge puis a fait passer le test à d'autres personnes. Pour calculer le Q.I., il fallait calculer le rapport entre l'âge mental (donné pr le résultat du test) et l'âge réel, le tout multiplié par 100 et on obtenait le résultat du Q.I.
Depuis, le test a été revu. D'ailleurs, pour éviter que la personne ne résume son intelligence à un chiffre, le test ne peut à présent ne s'effectuer que chez des psychologues agréés qui interprèteront les résultats du test en fonction du passé, du présent et de la personnalité de la personne.
 Plus tard, James Flynn découvre qu'il y a des "gains" dans les tests de Q.I. et que, si la moyenne était auparavant de 30/60, elle était à présent de 45/60. C'est ce que l'on appelle "l'effet Flynn". Est-ce que cela signifie que nous sommes plus intelligents que nos grand-parents? Non, cela signifie simplement que nous avons appris, nous sommes plus familiarisé à passer le test. On remarque également qu'une personne scolarisée gagne environ 3 points de Q.I. par an. Ce test n'est donc pas réellement égal à un test d'intelligence puisque gagner des points de Q.I. signifie qu'il y a eu apprentissage.
Notre intelligence est comme un muscle qu'on entraine pour exprimer tout son potentiel. Cependant, on remarque que depuis quelque temps, les résultats aux tests de Q.I. plafonnent voire diminuent. A force de nous entrainer aurions-nous atteint nos limites?
Aujourd'hui, une troisième approche est envisagée. On s'intéresse à présent à l'organe qui produit l'intelligence et non plus à l'intelligence elle-même. Rex Jung et Richard Haier sont deux chercheurs qui ont voulu déterminer où se cache l'intelligence dans notre cerveau grâce à l'imagerie médicale. Avant, on imaginait que le cerveau était divisés en grandes zones qui contrôlaient chacun de nos actes. Maintenant, on se rend compte qu'une bonne communication entre l'avant et l'arrière du cerveau est essentielle pour résoudre des problèmes.
Haier est un pionnier dans l'utilisation des techniques de neuro-imageries modernes pour des recherches sur l'intelligence.
Finalement, un cerveau intelligent est un cerveau qui fonctionne moins que les autres (et non plus) : c'est ce qu'on appelle la neuro-efficacité. Lorsque la transmission est plus efficace dans le cerveau, on résout un problème en faisant moins d'efforts. (C'est comme conduire: au début, il faut beaucoup se concentrer mais ensuite, cela devient un automatisme et on ne fait plus trop d'efforts).
Haier explique qu'un cerveau serait comme un orchestre: les différentes sections interagissent entre elles, sauf qu'il n'y a pas de chef d'orchestre. L'intelligence serait donc égale à la musique. Il recherche donc qui pourrait être ce fameux "chef d'orchestre" du cerveau en mesurant l'activité électrique chez des enfants qui résolvent des problèmes.
Il s'intéresse également au bug de l'intelligence. Par exemple, si on montre à un enfant 5 dessins collés et, au-dessus, 3 dessins plus espacés et qu'on lui demande là où il y en a le plus, l'enfant dira qu'il y en a plus sur la ligne du haut. Inconsciemment, le cerveau associe la longueur  au nombre. Autre exemple, le test de Stroop où il faut nommer la couleur des mots sans lire le mot (les mots écrits étant des couleurs). Il met donc en avant que le cerveau utiliserait plusieurs "chemins neuronaux" pour résoudre une même tâche. Il y aurait donc plusieurs autres intelligences et le Q.I. pourrait être un outil assez réducteur car il ne prend pas en compte toutes les facettes. L'une de ces facettes pourrait être la créativité. Selon certains, la cohabitation entre l'intelligence et la créativité est essentielle pour raisonner.

Le cerveau contient deux types de tissus qu'on appelle la matière grise et la matière blanche. La matière grise est celle dont on entend le plus parler: Il s'agit de la surface extérieure du cerveau où se trouvent les neurones. La matière blanche se trouve en-dessous et comprend beaucoup de câbles appelés axones. Ceux-ci connectent les neurones entre eux. La matière blanche est de cette couleur car les neurones sont recouverts de myéline, une membrane isolante permettant aux informations de circuler rapidement et efficacement. Malheureusement, notre intelligence nous a permis de façonner un monde complexe, mais ce monde est en train de nous détruire. En effet, la pollution (de l'air, les pesticides, les produits chimiques, ...) est l'une des causes principales qui perturbe la formation de myéline. Elle interfère également avec l'hormone thyroïdienne... cela peut avoir des conséquences sur l'intelligence.

Les chercheurs se sont également penchés sur l'aspect héréditaire de l'intelligence. Dans quelle mesure les gènes influencent-ils l'intelligence? Ils donnent un potentiel que l'environnement permet (ou non) d'exprimer. Les chercheurs sont à la recherche des gènes responsables de l'intelligence. Ils font passer des tests à des personnes et regardent quels gènes apparaissent le plus fréquemment. Cependant, il s'agit là d'une tâche complexe car visiblement, l'intelligence serait influencée par plusieurs milliers de gènes dont les effets seraient différents selon la région du cerveau où ils s'activent, preuve à nouveau que le cerveau n'est pas divisé en zones mais bien une entité globale.

Cependant, une question éthique se pose: Que ferons-nous lorsque nous aurons découvert les secrets de l'intelligence? Allons-nous classer et hiérarchiser les gens comme nous l'avons déjà vu précédemment dans l'histoire avec la traite des noirs, le nazisme ou la politique d'immigration de 1924 en Amérique? Ou peut-être serons-nous capables de "réparer l'intelligence" et de tisser des liens entre nous et la diversité du monde qui nous entoure?

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